Retour sur Beck-Ola (Jeff Beck, 1969)

Jeff Beck Group - Beck Ola

C’est en 1969, que les riffs de hard rock s’installent sensiblement dans le paysage musical et Jeff Beck en est un des premiers acteurs. Après Truth en 1968, Jeff Beck, issu du blues boom anglais (1) et ex-guitariste des Yardbirds (comme Eric Clapton et Jimmy Page),  revient avec Rod Stewart (voix), Nicky Hopkins (piano), Ron Wood (bass) et Tony Newman (batterie). Philippe Manœuvre parle de cet album comme du premier de métal (2), faut-il le croire ? Toujours est-il que son importance dans la puissance rock reste immense.
La teneur de l’album est un rock très puissant. La guitare de Beck fait des merveilles avec des riffs puissants qui se glissent entre les reprises d’Elvis Presley (« All Shook Up » et « Jailhouse Rock ».

Nicky Hopkins arrivent à calmer le jeu avec sa « Girl From Mill Valley ».

Il serait terrible d’oublier le morceau composé par tout le groupe : « The Hangman’s Knee » inspiré selon Jeff Beck par les Temptations et le son des Motown et dont les paroles sont de Stewart et Wood.

Tous les morceaux qui composent l’album ne furent enregistrés qu’entre le 3 et le 19 avril 1969, montrant la rapidité d’exécution et de concrétisation du groupe. Celui qui concluait l’album, avant que celui-ci ne soit complété par des bonus dans sa version CD, était un titre osé de plus de sept minutes, composition rare et bonne :  « Rice Pudding ».


Le Jeff Beck Group aurait dû devenir l’un des supers groupes des années 1970, si l’égo de chacun ne l’avait pas emporté. La légende veut que le Jeff Beck Group aurait dû jouer à Woodstock, mais Jeff Beck se retrouva tout seul et dû annuler la prestation du groupe. (2)
Après l’expérience du Jeff Beck Group, Rod Stewart et Ronnie Wood se retrouveront chez les Faces, groupe qui sera la suite des Small Faces. Puis, Ron Wood rejoindra les Rolling Stones tandis que Rod Stewart entamera rapidement sa carrière solo. Nicky Hopkins accompagnera au piano les Rolling Stones (Their Satanic Majesties Request, Let It Bleed, Sticky Fingers), John Lennon (Imagine, notamment il est le deuxième piano sur le romantique « Oh my love »), George Harrison (Living In The Material World) ou encore Gary Moore (Still Got The Blues). Il retrouvera surtout les Who sur Who’s next, groupe avec lequel il avait déjà pu jouer sur l’album My Generation. Il décèdera le 6 septembre 1994, à l’âge de 50 ans. Repéré grâce à des collaborations avec Little Richard et Gene Vincent, Tony Newman aura l’occasion d’accompagner David Bowie, T Rex, Donovan…

(1)    Raoul Hoffmann & Jean-Marie Leduc – Rock Babies : 25 ans de pop music, 1953-1978 (Editions du Seuil, 1978).
(2)    Philippe Manœuvre – La Discothèque Rock Idéale

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